Projet IREB 2014 : Consommations d’alcool et styles éducatifs parentaux

Chaque année, l’Institut de Recherche scientifiques sur les Boissons et JEUDEVI collaborent pour étudier le lien entre les jeunes et l’alcool. Cette année, il s’agit d’une enquête portant sur le lien entre les styles éducatifs parentaux et les consommations d’alcool des jeunes. Nous avons interrogé 20 adolescents avec pour objectif d’améliorer les connaissances sur les liens entre styles éducatifs et modalités de consommations. Un échantillon de 200 lycéens et parents est actuellement interrogé par questionnaire.

Quelques hypothèses de travail ont déjà été formulées mais n’ont pas pu à ce jour être vérifiées :

  • Hypothèse 1 : Les normes de genre sont plus prégnantes et structurantes dans les milieux sociaux défavorisés, et en milieu rural (en partie validée par notre dernière campagne d’entretiens).

  • Hypothèse 2 : S’il n’y a pas forcément de corrélation entre mode de consommation des parents et mode de consommation des enfants, il y aurait un lien sensible entre le type d’éducation donné par les parents et le mode de consommation des enfants (l’éducation permissive produit plus de jeunes consommateurs excessifs, alors que l’éducation autoritaire préserve des consommations excessives). Les travaux de Ludovic Gaussot mettent en évidence, d’un point de vue statistique, les effets bénéfiques de la combinaison de l’exigence et de la sollicitude, de la règle et de l’écoute, que l’on retrouve dans le style éducatif parental (SEP) dit « vigilant », à l’inverse des autres SEP (« négligent », « indulgent » et « autoritaire »). Il convient d’approfondir cette donnée par une approche quantitative où se croisent regard des adolescents et regard des parents, sur les modes de consommations et les styles éducatifs parentaux.

  • Hypothèse 3 : Il semble opportun d’analyser finement l’influence de la situation familiale (famille unie, séparée, recomposée) sur les modalités de supervision (exigence, autorité), de soutien affectif (sollicitude), et sur la qualité relationnelle au sein de la famille. Nous l’avons fait sur un trop petit échantillon (20 entretiens) pour extrapoler des conclusions.